| De Dieu haha pas drôle, posté le Samedi 07 octobre 2006 à 21:18'|
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Cette fois-ci j'ai vraiment pas les mots.
Je ne veux pas comprendre, peut être que je ne peux pas. Mais je pourrai. Je pourrai, et alors j'aimerai savoir qui tu étais. Qui était la personne qui croyait en Dieu comme j'ai essayé d'y croire. Comme j'ai tenté de me persuader qu'Il existait. Pourquoi j'ai pas réussi? Merde. Y a un truc qui collait pas. J'en avais besoin mais j'étais trop lucide envers moi-même. J'en ai eu besoin quand des personnes que j'aimais, oui, réellement, et qui méritaient de vivre, sont mortes. Alors je voulais pas croire qu'elles n'étaient plus. Qu'elles ne pouvaient pas m'entendre, moi qui pensais à elles. Et deux d'un coup, c'est juste? Comme ça, soudainement. Et qu'elles disparaissent comme ça, sans que j'aie pu leur dire. Leur dire qui elles étaient à mes yeux. Et pourquoi. Et comment. Je trouvais ça trop dur. Alors j'ai cherché une solution, et j'ai trouvé : Dieu. On m'avait dit qu'il n'était jamais trop tard pour y croire. Alors c'était si simple? Tellement simple! J'ai réussi. J'allais mieux. Mais après la pluie, le beau temps, après le beau temps, la pluie. Ca pouvait pas durer. Ca aurait même pas du arriver. Et ce Dieu à qui je m'adressais, que je suppliais, pour lequel je pleurais, pourquoi il m'entendait pas? Il avait pas que ça à foutre? Des âmes en peines, y en avait tant que ça? Une de plus, une de moins...Et puis au fur et à mesure je me suis rendue compte. J'étais bête. Je le suis encore. Qu'on y croie ou pas, on a tous tort.
En fait j'en avais eu besoin pour me réconforter. Et puis pour me rassurer. Mais ça a foiré.
Alors, que personne ne me dise que je suis ridicule de dire ça. Ne parlez pas de moi comme ça. Je connais la souffrance. Sinon jamais je n'oserais en parler et avoir de telles convictions sur Dieu.
Et puis dans ce poème, mon premier but n'était pas de critiquer, je visais d'abord les guerres de religions. J'ai débordé sur le sujet...
Maintenant je sais. Je me suis persuadée moi-même de son existence. J'ai pas voulu voir la réalité en face. Pas à mon âge. J'étais trop petite. Je le suis toujours. Et le serai à jamais. Personne ne mérite d'endurer ça. Mais personne n'a le choix. Je ne l'ai pas eu. Je ne l'aurai pas.
Le monde souffre. Moi je me contente d'esquiver cette souffrance. Par tous les moyens. Tous, or mis ceux qui me feront me mentir à moi-même...

