Apparemment vous êtes pas d'accord sur Le Prince Charmant...
Pour une fois j'ai pas d'avis.
╬ peut être qu'il existe...
╬ peut être pas...
Qui sait?
De toute façon l'existence du Prince Charmant dépend de notre définition de l'amour...Ou de l'Amour, je sais pas trop.
Parceque l'a/Amour, c'est quoi?
Personne ne sait en fait. On sait rien dans cette vie. L'amour, l'amitié, la haine, la peur, l'envie, le dégoût...Qui on est pour parler de tout ça?
Personne! Mais on en parle quand même...on essaie de décrire les sentiments. Mais aucune explication n'est correcte. Parceque des sentiments, ça ne s'explique pas...
Si j'essayais...ça ne donnerait rien. Pas plus que ce que les autres ont déjà dit.
Et pourtant...
Non.
Et puis puisqu'on ne sait pas ce que c'est, on ne sait pas quand on l'éprouve réellement...peut-être qu'on aime toute notre vie...sans le savoir. Ou bien qu'on n'aime jamais. Y a des cons qui en ont fait des plaisanteries..."Il en est du véritable amour commes des soucoupes volantes : tout le monde en parle, personne n'en a jamais vu..."
Je trouve pas ça drôle.
L'amour. Le Prince Charmant. Trop de questions se bousculent.
On marche seul sur notre chemin. On est fatigué. Puis quelqu'un que personne n'a invité débarque. Tout d'un coup. Sans qu'on l'aie vu venir. Et on peut se reposer sur son épaule. Il nous soutient. Ca dure. Ou pas. Un autre chemin a l'air plus beau. La personne qui y marche moins lourde. Plus fraiche. Alors notre aide précieuse se tire. Et on se retrouve seul. Sauf qu'on n'y arrive plus. On s'est habitué à être aidé dans notre marche vers l'avenir. Et notre béquille est partie. Il faut réapprendre à marcher. Péniblement. En souffrant. En boitant. Puis ça y est. On remarche. Tout seul. Tout s'efface. On est même plus vigoureux. Mais en prenant du recul et revenant sur nos pas, on redécouvre quatre empreintes. Les notres. Et celles de l'autre. L'autre qui n'est plus. Qui nous a quitté dans l'espoir d'un chemin moins cahotique. Et on pleure. Les empreintes sont encrées. Elles ne partiront pas.
Si c'est ça...Ce sentiment universel...Alors non merci.
Ce serait comme un soleil qui se lève sur une vie de pénombre. Il réchauffe, illumine notre entourage. Mais finit de toute façon par se coucher.
Alors...Pourquoi?
Pourquoi aimer si on doit souffrir?
Pourquoi souffrir alors qu'on peut l'éviter?
Mais qui a la réponse?
Mais qui est la réponse..?
On est seul. On se débrouillera. Seul. Ou à deux.
Ne jamais trop compter sur l'autre. Il partira. D'une façon ou d'une autre. Et ce sera le vide. Et on regrettera. De l'avoir trop aimé.
Vision pessimiste. Vision réaliste.
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